Dans la presse en 2018

Rennes: Enfant Dépakine, Pamela poursuit le combat avec sa couronne de Miss

20 minutes 

Les victimes du Grand Ouest de ce médicament antiépileptique se rassemblent samedi dans la capitale bretonne...
 
 
 
 
  • Enfant Dépakine, Pamela Monnier est née avec une malformation cardiaque et une tumeur osseuse au visage.
  • Elle se bat depuis deux ans aux côtés de l’association d’aide aux victimes pour dénoncer ce scandale de santé publique.
  • Elue Miss Handi Bretagne en mai près de Rennes, elle espère gagner le titre national pour donner encore plus de résonance à son combat.
Dépakine. Derrière ce nom un peu barbare, un médicament antiépileptique commercialisé par Sanofi à l’origine d’un scandale de santé publique. Selon l’Assurance maladie et l’Agence du médicament, entre 14.000 et 30.000 enfants auraient été exposés au valproate de sodium, la molécule contenue dans ce médicament, dans le ventre de leur mère ces cinquante dernières années. Parmi ces enfants, 30 à 40 % présenteraient des troubles neuro-développementaux, dont l’autisme, et plus de 10 % de malformations.
C’est le cas de Pamela Monnier, 26 ans, originaire de Trévérien au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine). Souffrant d’épilepsie, sa mère s’est vue prescrire de la Dépakine pendant sa grossesse. A leur naissance, deux de ses enfants sont nés avec des troubles graves. L’un en est mort à seulement un mois et demi.Pamela a elle eu la chance de survivre, mais à quel prix. « Je suis née avec une grave malformation cardiaque, raconte la jeune femme. Il me manquait une valve et l’autre était rétrécie. A 19 ans, la situation devenait critique et on m’a posé une prothèse ». Atteinte d’une tumeur osseuse au visage, elle a également dû subir sept opérations pour se reconstruire. « J’attends la huitième pour bientôt », indique-t-elle calmement.

L’écharpe de Miss Handi Bretagne autour du cou

 Ce n’est qu’en 2016, au moment où le scandale de la Dépakine a commencé à sortir dans la presse, que la jeune femme a mis un nom « sur le responsable de tous les malheurs de ma famille ». « On se disait avant que c’était la faute à pas de chance. Quand on m’a dit que j’étais victime de la Dépakine, cela a fait l’effet d’une bombe », indique-t-elle. Elle prend alors contact avec l’Apesac, l’association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant, dont elle est désormais la déléguée pour la Bretagne.
VIDEO. Dépakine, seuils dépassés et danger pour la santé... Que sait-on des substances toxiques rejetées par l'usine Sanofi? http://bit.ly/2MY58ld
 
« J’ai réussi à transformer cette rage qui m’animait en énergie pour aider les victimes », assure Pamela Monnier, qui mène un combat sans relâche pour alerter les élus sur ce scandale. Un combat qu’elle mène désormais avec une écharpe de Miss autour du cou. Le 26 mai, Pamela a été couronnée Miss Handi Bretagne 2018 à Cesson-Sévigné. Elle attend désormais la finale nationale, prévue en mars à Brest, pour porter encore plus la voix des enfants Dépakine.>> A lire aussi : On vous explique le nouveau scandale qui entoure la Dépakine>> A lire aussi : L’Etat va discuter avec Sanofi pour les indemnisations
 
Un colloque pour les victimes de la DépakineL’Apesac invite les victimes de la Dépakine originaires du Nord et de l’Ouest de la France à un colloque samedi à la Maison des associations à Rennes. La lanceuse d’alerte sur le scandale Marine Martin sera présente ainsi que Claire Compagnon, déléguée interministérielle pour l’autisme, et Maître Charles Joseph-Oudin, l’avocat en charge des familles des victimes.
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