Logo apesac
Rechercher

Dépakine, le combat d’une mère

Le Monde

Livre. Dans « Dépakine, le scandale. Je ne pouvais pas me taire », Marine Martin raconte sa bataille contre cet anticonvulsivant, à l’origine du handicap de son fils.

Le combat de Marine Martin pour faire reconnaître le rôle de la Dépakine dans le handicap de milliers d’enfants sera-t-il un jour porté sur grand écran, comme vient de l’être celui d’Irène Frachon dans l’affaire du Médiator ? Même si elle assure n’avoir jamais eu de « rêve de gloire », la principale intéressée y verrait sans doute une victoire de plus face à tous ceux qui l’ont prise pour une « nouille », une « emmerdeuse », une « fille qui allait vite fait se casser les dents ».

Car à la différence d’Irène Frachon, pneumologue à l’hôpital de Brest, Marine Martin n’est pas médecin. Ex-responsable logistique d’une entreprise de Perpignan, elle semblait promise à une vie « normale », sans histoire. C’est parce que son fils naît en 2002 avec un mystérieux handicap et qu’elle veut à tout prix en trouver la raison que sa vie bascule. Son livre est le récit de cette métamorphose : comment une mère de famille ignorante de tous les codes de l’industrie pharmaceutique devient en quelques années une lanceuse d’alerte.

« Je vais faire du bruit. Dire à tout le monde ce que personne n’a dit. Sans quoi, je ne pourrai plus me regarder dans une glace », réagit-elle après avoir découvert que c’est la Dépakine, le médicament qu’elle prend tous les jours depuis l’enfance pour soigner son épilepsie, qui est la cause des malformations et des troubles neuro-développementaux de son fils.

« Un manque de respect inouï »

Sa colère n’épargne personne. Marine Martin en veut à Sanofi, le laboratoire qui produit le médicament, aux médecins qui ne l’ont pas mis en garde, à l’Etat qui a laissé faire. « Pourquoi personne n’a prévenu les femmes sous Dépakine ? demande-t-elle. Pourquoi personne ne leur a laissé le droit de choisir ce qu’elles souhaitaient, un enfant, pas d’enfant, un autre traitement ? Sommes-nous, les patientes, trop idiotes pour pouvoir faire preuve de libre arbitre ? Sont-ils, les médecins,…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/03/depakine-le-combat-d-une-mere_5138254_3232.html#K2d8WGkolaKmPy0F.99

Adhésion & don

Vous souhaitez soutenir l’APESAC ?

Pour adhérer et/ou faire un don à l’association, cliquez sur le bouton ci-dessous.  

Articles à la une

Dépliant de l'APESAC

miniature depliantV2