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Dans la presse en 2016

Dépakine et autisme: "certains médecins refusent de poser le diagnostic car ils ont des conflits d'intérêt"

BFM TV 

Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que 10.000 femmes auraient pris de la Dépakine entre 2007 et 2014. Cet anti-épileptique est notamment accusé de provoquer des malformations chez le fœtus. Marine Martin, présidente de l'Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anticonvulsivant (Apesac) dénonçait ce mercredi "un scandale sanitaire gigantesque".

 

Le Canard Enchaîné révèle une étude alarmante sur la Dépakine. Ce médicament anti-épileptique, accusés de provoquer des malformations sur le fœtus, auraient été pris par 10.000 femmes entre 2007 et 2014.

 

Marine Martin, présidente de l'Apesac, estime que les chiffres sont plus "proches de 50.000 femmes" car l'étude menée conjointement par l'agence du médicament ANSM et la Caisse nationale d'assurance maladie ne remonte qu'à 2007.

 

Marine Martin, mère d'un enfant handicapé après avoir pris de la Dépakine durant sa grossesse, souhaiterait maintenant que le laboratoire Sanofi, qui commercialise le médicament, "prenne ses responsabilités".

 

"Il est temps que le scandale cesse, il est temps que Sanofi assume ses responsabilités. Mais l'Etat aussi car c'est lui qui a donné l'autorisation de mise sur le marché. Mais aujourd'hui Sanofi se défausse en disant que le rapport de l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) [publié en février dernier, ndlr] incrimine l'inertie des pouvoirs publics", déplore-t-elle.

 

"Des familles découvrent ce scandale par la presse"

 

Elle déplore aussi que les familles ne soient pas informées: "Tous les jours je reçois des appels de familles victimes qui découvrent ce scandale par la presse". Car selon le Canard Enchaîné, la première partie de l'étude aurait été communiquée au ministère de la Santé dès la mi-juillet mais "soigneusement cachée aux familles".

 

Marine Martin charge aussi certains médecins, trop proches, selon elle, du laboratoire Sanofi: "A Paris et à Bordeaux, des médecins refusent de faire un diagnostic étant donné qu'ils ont des conflits d'intérêt avec les laboratoires Sanofi. Sanofi finance énormément de projet de recherche et ces médecins sont des experts pour Sanofi. Ils préfèrent ne pas aller dans le sens des patients car ça leur ferait du tort".

 

Suite au rapport de l'Igas, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé la création d'une filière pour prendre en charge les enfants victimes. Elle a également reçu la présidente de l'Apesac pour faire avancer le dossier des indemnisations.

 

Source : bfm tv