presse tablette

Dans la presse en 2016

Sylvie Billon : « Mes fils sont handicapés à cause de la Dépakine ! »

Le Progres 

Si vous saviez le nombre de fois où l’on m’a dit que j’étais folle ou une mauvaise mère… Mais maintenant, je sais pourquoi mes enfants sont handicapés et je ne suis plus seule, même si je culpabilise toujours. »

 C’est en regardant un reportage à la télévision en mai 2015 que Sylvie Billon est tombée des nues : « On nous expliquait que des enfants pouvaient être atteints d’embryofoetopathie au valproate, c’est-à-dire qu’ils présentent certaines difficultés avec ou sans malformations, si leur mère avait pris un anticonvulsivant pendant sa grossesse. Ce qui est mon cas avec la Dépakine. D’un coup, tout est devenu clair. C’était la réponse à 17 années d’interrogations ! »

 2,5 comprimés par jour

 Retour en arrière. Juin 1997. À 23 ans, Sylvie souffre d’une hernie discale non opérable. Elle passe un mois dans un centre de rééducation où elle fait une grosse crise d’épilepsie dans un ascenseur. Un neurologue la place sous Dépakine : 2,5 comprimés par jour, sans limite de traitement.

 Elle tombe enceinte et accouche de Paul en septembre 1998. Six mois plus tard, les premiers problèmes apparaissent : strabisme important, paralysie de la paupière droite, puis dysphasie, difficultés de langage et de comportement. À 6 ans, un premier diagnostic tombe : Paul est autiste Asperger, avec un QI supérieur à la moyenne mais du mal à s’intégrer.

 

Entre-temps, Paul a eu un petit frère, né en janvier 2001 sous Dépakine : Nicolas est diagnostiqué “dysphasie” comme son frère à 4 ans. Et en avril 2002, Maxime pointe le bout de son nez. Là encore, la dysphasie est présente. Le quotidien devient lourd, entre moqueries et visites hebdomadaires chez les spécialistes (orthophonistes, psychomotriciens, psychologues), etc. Trois mois après la naissance du dernier, l’électroencéphalogramme de Sylvie est enfin positif, le neurologue stoppe le traitement. Six ans après, en octobre 2008, Alizée vient compléter la fratrie. Une petite fille vive et sans souci de santé. « Je n’ai jamais fait le rapprochement avec le médicament. Mais le reportage m’a ouvert les yeux. » Aujourd’hui, Sylvie veut éviter que « d’autres futures mères aient à vivre ce par quoi nous sommes passés avec mon mari. »

 

 

Source : Le Progrés